amour-passion-desir-et-poesie

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CE JOUR-LÀ

 

CE JOUR LÀ…

 

 

Je posais sur tes yeux mes yeux de braises. Ils se noyaient, incandescents dans l’océan de ton tourment sans éteindre leurs flammes en les vagues émotions de ton regard passion, et naissait entre nous cet incendie soudain aux éclats licencieux qui soudait nos destins en brûlant en nos yeux. Je n’étais plus d’une âme que ce corps frémissant que ton regard aimant brûlait de son brasier fervent. J’en avais presque mal, mal de ne pas oser. Alors, imperceptiblement, pour n’en pas rompre la magie d’un trop brutal empressement, nous avons approché nos bouches quémandeuses pour ce baiser divin de lèvres ensorceleuses. Et nous avons goûté à la danse féline de nos langues mêlées, longtemps, longtemps, jusqu’à l’enivrement de nos cœurs, de nos sens, à en perdre le souffle, si puissant, qui attisait de l’heure toute l’effervescence. Dévorant leurs pudeurs nous avons bu nos êtres, et le désir vainqueur nous offrit son palais presque dans la douleur, vibrant de trop d’attraits. Ton corps contre le mien épousait mes saillies messalines et je sentais la sève de ta féminité gonfler ta chair énamourée en ondes de rosée aux troubles de voluptés. Sur ta taille mouvante j’épousais les frissons de tes pensées ardentes, et ce ballet charmant, licences de nos ventres en appels d’amants, accompagnait, fébriles et suaves nos mains aventureuses, sensuelles découvreuses, charnelles entremetteuses, sur les rives d’un temps aux plages arc-en-ciel ; leurs oraisons émues, si délicieusement goûtaient nos peaux, en éprouvaient leurs grains et leurs chaleurs moelleuses ; et là, sous ton corsage aux transparences sages simplement suggérées de reflets mordorés, étourdissant ramage d’ombres si avenantes en si tendres clartés atours de ta beauté, les miennes s’oubliaient en folles voluptés. Toi, en une même étreinte d’une ivresse non feinte, tu pianotais lascivement, affleurements subtils en caresses feutrées, tes vagues de désir qui léchaient mon plaisir en mille errements de gourmandes fragrances. Notre baiser durait, encore, et toujours et encore, et s’épousaient nos corps en frôlements de soie, lovant leurs belles envies en impudiques danses qui mêlaient nos esprits et nos âmes jolies en charnelles guipures, et la magie de cet instant offerte largement aux caprices d’un vent aux jouissances innées, en capiteuses déhanchées nous irradiait fébrilement. Nous étions Flamme majuscule, unique, de langueur festonnée, nous brûlions dans l’éther de sa félicité. Toi, de sa lumière vivante, était cette clarté d’ivresse révélant l’absolu, moi, ce pourpre de passion qui ronge la raison et guide jusqu’aux nues les plus profondes effusions, les pulsions les plus dissolues. Et dans notre halo le temps n’avait plus court. Était-ce la nuit, le jour ? Nous n’étions plus du monde qu’une fusion ardente. Nos sexes, qui magnifiés en ces divins arpèges exaltaient leur rêve de toujours sans rassasier leur faim, « Nos faims » qui exultaient en l’ardente ferveur de ce Graal de feu exaltant nos parfums, rencontraient l’immanence d’un monde d’espérance tant irradié d’outrances. Nous avions soif aussi, à boire jusqu’à l’ivresse tous ces philtres proscrits jusqu’à ce jour béni pour nos vies aux sangs chauds d’enivrants appétits, brisant leurs interdits ; nous voulions boire jusqu’à la lie nos sucs d’émergence, respirer les effluves de nos deux jouissances, et nos pensées, licencieuses, en une seule envie saturée de Désir ne savaient que frémir et jouir de nos corps irradiés en ferveurs dissolues, et sur un seul brasier qui nous espérait nus, offerts à sa beauté.

 

L’heure était arrivée, c’était un jour d’été, nous nous sommes aimés en extatiques danses, l’un à l’autre soudé jusqu’à nos délivrances où nous avons semé en notre jouissance, miracle, simultanée, la plus belle des fleurs, à l’Amour dédiée, sur ce terreau sacré de nos corps accouplés. Enfin nous étions nés à la maturité de nos sens vainqueurs de nos torpeurs, affranchis, libérés de notre peur d’Aimer, de nous fondre en la fête de noces incarnées en si belle conquête, cœurs et corps mêlés en leur félicité.

 

Ce jour-là, avec Toi, je suis devenu… « Moi ».

 



29/05/2021
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