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L'AIR EST CHAUD...

L’AIR EST CHAUD…



 

L’air est chaud. Auster, fils d'Aurore et d'Éole, ce vent des fous aujourd’hui doux, caresse ma torpeur d’une langueur humide qui ne rafraîchit pas. Allongé mollement à l’ombre claire de jeunes frênes ondoyant, seule ma main vit, elle traduit mon intime, celui de mon envie… De Toi.

 

Mes pensées vagabondent, sensibles à ce Zéphyr brûlant mollement cadencé qui annihile ma volonté ; alors, j’ouvre ma porte à mes fantasmes, licencieux, qui embrasent voluptueux ce désir orphelin qui brille dans mes yeux. Erre ainsi mon regard, lointain, vers ces contrées où s’oublie ta pudeur aux rayons pénétrants d’un soleil arpenteur. Atmosphère saturée de lascives visions caressées de frissons, tout aussi délicats qu’ils sont imperceptibles, mais qui m’imprègnent tant de viriles pulsions. Chaque souffle de feu de cet air en fusion enveloppe ton être en léthargique sieste, et chaque grain ambré de ta peau vulnérable, vibre, à l’unisson de ta trouble émotion. Du galbe de tes seins, en subtile ascension une frise d’envie glisse lascivement jusqu’à leurs mamelons gonflés de jouissance, escalade, mutine, leurs pointes érigées, bourgeons de sang gorgés d’une fraîcheur brasier, de ce désir qui te hante ; sensation délicieuse d’une bouche gourmande, lèvres fort dissolues en écrin séraphin, tendres dents libertines dévorant leurs essors, câlines amantes en retenues à l’orée de ton cri, que tu retiens encore.

 

Ressens-tu cet instant qui éveille ton corps, charnel de passion et sur ses ondoyances, en ses vallons discrets ? En ceux bien plus secrets aux mouvantes langueurs, sens-tu l’émoi de ta chaleur de femme, de celle qui me damne en ton embrasement, transcendante fournaise qui transpire à présent de ta rosée nuptiale ? Entends-tu des abysses profonds de ton sexe assoiffé de sensualité, cette vie sulfureuse en palpitations tendres autant que débridées, qui exultent, lointaines encore, mais si pressées d’être fontaines libérées ? Sens-tu ce flot soudain qui déborde ton être pour inonder tes mains, ces galantes prêtresses posées en conques licencieuses, aventureuses et salvatrices, sur tes nymphes pulpeuses, fluentes, tentatrices ? Et ta langue juteuse qui abreuve tes lèvres en si lents mouvements aux capiteux élans, la ressens-tu jouant, divine ensorceleuse en appels d’amant ? Et tes yeux sous leurs paupières closes, hédonistes artistes, imaginent-ils aussi ces poses alanguies en couleurs d’abandon aux mille scènes osées, où tu épouses, reine de volupté, tes rêves de fusions en douces mélopées ?

 

Ainsi, muse comme égérie, tu t’ouvres au monde en tes désirs fervents comme une rose éclôt à la lumière de son tourment, et de ce tableau-là aux couleurs diaphanes, en exquises dentelles de folles passions d’âmes, et de charnels ébats, le ciel se repaît te serrant dans ses bras pour féconder ton être de sa félicité, pour que tu puisses naître, si précieuse maîtresse, aux plus divines fêtes qui se puissent connaître, qui se puissent goûter.

 

Lors moi, ton poète courtois tendu de mon émoi, tout aussi fou de toi que ce fol astre roi, j’exulte en déraisons en invoquant ton nom, pour fondre en ton giron mon âme d’ici-bas, mon sexe en Ton aura.

 

Mais… Pensais-tu à moi en ce tendre trépas de ta petite mort ? Qu’importe, même si j’aimerais qu’il pût en être ainsi, car vibre en moi ce jour cette fusion d’Amour, intense et mystérieuse extase où tu jouis d’un « Nous », celui auquel je crois en mon plus fol espoir ; je suis ta fleur, tu es mon vase, et je me noie en tes atours lors tu me bois.

 

Ici, là-bas et pour toujours, si tu m'invites entre tes draps, j’aspire à être Toi… Pour me fondre en tes jours.



22/05/2021
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