amour-passion-desir-et-poesie

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APRÈS L'AMOUR...

APRÈS L’AMOUR…

 

 

Je voudrais pénétrer si tendrement ta peau, et tes rêves, ces lambeaux de Ton ciel, lorsque ma joue posée sur ta vulve assouvie, sur sa douce moiteur, mes yeux se prêtent au sommeil, lorsque mes mains s’incrustent en tes charnelles soies, là sur ta fesse chaude au velouté grisant, ici sur ton sein souple au galbe tentateur qui épouse Ton souffle alors en accalmie, et de son mamelon, qui lui aussi repose après son doux tourment sur son lit d’aréole galante y choyant sa saillie qui expire ; il s’était érigé, tendu vers Ton « Jouir », il y sait à présent, si délicieusement assoupir son ardeur sous mes effleurements.

 

L’heure est à nos regards en commune faveur ; à celui qui embrasse la beauté des passions de nos chairs exultées aux traînes capiteuses ; à cet autre, mystique, bien plus intense encore, frissonnant en nos âmes qui se sont dénudées, accordées, puis oubliées, enfin, en la bouche béante d’une absolue fusion ; Et, en ce regard-là nous créons cet espace qui nous enlace et nous sourit, ce sidéral destin d’un nouvel univers unique et palpitant aux résonances folles, profondes et vitales, spirituelles vestales d’effusions cardinales pour cet être absolu où nos sèves mêlées en nos êtres immiscées, sans voiles ni discorde, ni ombres de l’esprit en ivresses d’envies tant viennent d’exulter. C’est à cet instant-là que je T’aime le plus, hôte de ton festin, de tes parfums, lorsque enfin tu n’es plus que plaisir assouvi aux désirs comblés, plus nue encore, plus vraie toujours, plus vulnérable aussi, plus fascinante ainsi, tellement plus puissante en Ta Féminité qui embrase ton corps rayonnant un peu plus, qui enlace mon sort pour irradier mes cieux de Ton âme abyssale, matrice originelle d’éternelles voluptés aux mystères licencieux, fabuleux, ineffables.

 

Oui, il y eut ce miracle qui nous fut accordé, l’abandon de nos corps s’oubliant en l’extase des refrains singuliers d’ondes si passionnelles festonnées des désirs de nos vagues plurielles, sensuelles voluptés des marées d’équinoxe de notre Avènement.

 

À présent, nos sens apaisés et nos êtres déliés, c’est une paix profonde qui imprègne nos cœurs s’étreignant à l’envi, modérant la tempête de nos chairs en sueur elle nous embellit au secret de son lit, ce doux champ de bataille aux si fervents assauts nous révélant aux cieux de ce troublant vaisseau qu’est notre Amour naissant en ce monde nouveau où éclôt aujourd’hui cette nouvelle flamme du berceau de nos bras baptisant l’infini de nos premiers ébats en ses eaux génitales aux essentiels embruns de pariétales folies, d’écumes frémissantes, d’éternité sublime volée au temps qui passe, à la vie qui s’incline devant un tel prodige aux si chaudes fraîcheurs, nous offrant cette grâce que conjuguent nos heures amantes des ferveurs de notre temps qui court, et s’espère vainqueur de toutes nos douleurs en délicieux parcours invoquant ce « Bonheur » des soies de nos humeurs, ennemies de nos peurs, compagnes de nos jours.



13/05/2022
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