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EN MON NOUVEAU JARDIN...

EN MON NOUVEAU JARDIN...

 

 

C’est mon nouveau jardin.

Quand je pousse sa porte,

Elle me sourit, en une note

D’harmonie, aux grelots cristallins.

 

Il donne sur la mer…

C’est un jardin marin !

Je l’ouvre en ce matin

Baigné d’une aube claire.

 

Il est clos sur trois bords,

N’est pas trop exigu,

Mais, pas très grand non plus.

Sur ma nouvelle terre, c’est un port.

 

Derrière son mur de pierres

Une porte est percée ;

Là, juste à côté,

Est mon jardin d’hier.

 

Lui, n’avait pas la mer,

Et ses souffles d’embruns

Comme horizon lointain.

Il s’ouvrait sur ma terre,

 

Qui s’étendait si loin…

Si loin, derrière !

Aux ultimes frontières

De ce bout de chemin,

 

Qui serpentait, amer,

Jusqu’en ce beau jardin,

Qui m’offrait… Les matins

D’une fleur singulière,

 

D’une rose, fragrances

Aux pétales soyeux,

Nuances couleurs feux

En robe d’élégance.

 

Mais, piètre jardinier,

Je ne sus la nourrir

Que de pâles soupirs,

Je l’ai laissée faner.

 

Mon soleil pourtant,

Avide en ses ardeurs,

Rayonnait sur son cœur

De mon trouble tourment.

 

Je fus si maladroit

Et l’arrosais si mal !

Mon brasier fut fatal,

Elle périt malgré moi.

 

En ce jardin pourtant

Qu’elle avait enchanté,

Elle vibrait, desséchée,

Encore sur mon présent.

 

Car un jour elle s’en fut

En une autre contrée

Aux charmes parfumés,

Et elle hanta mes nues.

 

Dans le creux de mon bras,

L’âtre de mon regard,

Succube en mon ciboire,

Sans l’être… Elle était là,

 

Mes yeux n’étaient que pleurs.

Encore à espérer

Je demeurais cloîtré,

Inondé de douleur.

 

 

Puis un petit matin…

 

 

En cet enclos chagrin

Fourbu, j’ai découvert,

Cachée là, sous son lierre…

Une porte d’airain.

 

Et la rouille du temps n’avait su abolir

De sa mobilité aucune faculté,

Alors je l’ai poussée.

Elle m’ouvrait sans gémir

 

Ce tout nouveau jardin

Embrassant l’horizon

D’une mer sans raison,

Qui me tendait ses mains.

 

Tout devenait permis

À mon âme éprouvée :

L’espoir retrouvé,

Ses marées, un autre paradis.

 

Je n’ai pas refermé,

Derrière moi,

Cette porte d’émoi,

Pour toujours inhaler

 

De ma rose si singulière

Les effluves de grâce.

Son haleine m’enlace

Aujourd’hui comme hier,

 

Frémissant en mon corps,

Ses pétales toujours

Bruissent de ses atours,

Elle me parle encore.

 



07/08/2021
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