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VOTRE PASSION D'AMANTS

 

VOTRE PASSION D’AMANTS

 

 

Vous êtes dans le vent mais ne le sentez pas ; vos souffles, vifs et ardents, et comme lui mouvants ne sont pas chahutés. Si en tempête il gronde, vous êtes sa tempête, et encore et toujours ce vent de fête des feux de la passion insensibles aux tortures obscures des grains furieux de la pulsion des océans qui s’encollèrent, et ne vibrez parés de vos atours, en votre temps présent et si intensément, sans dissonances inopportunes, que de ceux de l’Amour. D’autres sont attachés aux racines de terre, si une brise tendre berce leurs doux émois, la tempête les broie ; ils craignent le tonnerre et tant de ses effrois qu’en humeurs contrariées, ils souffrent plus qu’ils n’exultent en tumultes d’ivresses, appréhendant confesse après leur honte bue, lors vous, affranchis de la faute farandolez en liesses ignorant ces tourments, puisque de la passion des excès de ce vent vous êtes les amants, toujours en mouvements. Ainsi, si par hasard au fil de votre envol un obstacle survient, vous contournez ses doutes en vos regards croisés, amoureux et sereins, mutins de Colombine, mâtins de Colombin, qui chassent tout remord, éludent tout chagrin, et si innocemment, en vous tenant la main. Vous êtes ces voyageurs qui se laissent emporter avec tant de bonheur sans la peur en beaupré, découvreurs de contrées aux mille soleils baisers, autant qu’aventuriers du cadran de vos heures, sur ce temps oublié par toutes les rancœurs qui sait vous transmuer pour devenir meilleurs, et en vos âmes, et en vos cœurs comme en vos êtres entiers où l’amour coule à flots, où vous savez flotter sans noyer le berceau de vos félicités. Vous êtes la tempête et le zéphyr sucré du plus tendre des maux aux plus amples beautés, de celui le plus doux, le plus fou qui se puisse apparier, autant se conjuguer, heureux en son présent, bourreau en son passé, ce puissant verbe « AIMER », lors en instants bénis, sur dévorants brasiers se mêlent vos désirs et vos ardents soupirs aux langueurs enlacées, offerts aux dieux du vent qui aiment vous chérir lorsque vous embarquez en vaisseaux de plaisir, cœurs et corps appelants, pour les rejoindre, eux, ces dieux omnipotents, en indicibles cieux où nul ne peut mourir que d’Aimer plus, et mieux. Votre passion d’amants est leur plus doux empire, et c’est en vos expires qu’ils vous en font serment.



04/10/2021
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